Prendre la vie du bon côté

Prendre la vie du bon côtéCrédit photo : Brooke Lark via Stocksnap


Cette année, j’ai décidé d’esquiver l’étape des bonnes résolutions. Non pas dans une soudaine impulsion contestataire (même si je respecte complètement ceux qui luttent contre les diktats de janvier), ni par manque d’inspiration (parce qu’il y en a, des choses que je pourrais changer…), et pas non plus suite à un violent accès de laisser aller (quoique). Non, simplement, pour une fois, j’ai eu envie de laisser les choses se faire, sans chercher à les influencer, pour voir ce qu’il peut en ressortir ; après tout, les grandes réussites ont, je crois, toujours une part de chance, alors peut-être que cette année, la meilleure des résolutions serait pour moi d’accepter de me laisser surprendre de temps en temps.

Cela dit, je pense que ce blog, lui, a besoin de ses résolutions. Ce serait une façon, juste entre toi et moi, de se donner une direction, de réfléchir à ce que l’on voudrait faire en un peu mieux, à ce dont on pourrait être un peu plus fier, à la grande personne que l’on essaie d’être chaque jour un peu plus. Je pourrais mettre un titre super racoleur, du genre « 10 façons de prendre la vie du bon côté », histoire que ce soit plus rigolo (hum, hum), et ce serait en fait une sorte de boîte à idées-qui-rendent-la-vie-plus-douce, dans laquelle on pourrait piocher pour s’inventer, si on en a envie, un quotidien un peu différent. […] Lire la suite

Comme une ombre

Les araignées (et les mille-pattes). Les choses qui se cachent dans le noir. La foule. Le regard des autres. L’échec. La réussite aussi, parfois. Parler en public. Le silence oppressant des salles d’examen. Les files d’attente. Les lieux clos. La mort, bien sûr. Les premières fois. L’abandon. Les choses tristes qui pourraient se réaliser rien que parce qu’on y a pensé. Les piqûres. Les voyages en avion. Les histoires de fantômes.

Araignée méchanteCrédit Photo : Skitter Photo


Il y a beaucoup de choses qui me font peur. Vraiment beaucoup. Vraiment peur. La plupart du temps, ces choses restent là, bien sagement dans un coin, comme une ombre mais pas trop menaçantes. D’autres fois, elles s’imposent et me barrent le chemin, me forçant à les affronter ; reste alors à choisir, si je saute ou si je fuis. Ce peut être drôle, avec le recul : comme quand trouver une araignée sur mon bureau m’amène à sympathiser avec de nouveaux collègues de travail (histoire vraie) (hélas vécue plusieurs fois) (bien trop souvent à mon goût) (heureusement, le ridicule ne tue pas. Les araignées, par contre… on ne sait jamais) (tiens, la peur du ridicule, je l’avais oubliée celle-là). Continuer la lecture de Comme une ombre