Livres d’hiver

Pour terminer l’hiver (#leprintempsarrive #bientôt #joie), je te propose un roman en vers (rien que ça) qui te plongera dans une douce nostalgie, un peu de hygge (je n’ai pas pu m’en empêcher) et du tricot de toutes les couleurs.

Mes livres de l'hiver

Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais

Songe à la douceurUn matin d’hiver, Tatiana et Eugène se croisent dans le métro. Cela fait dix ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Et il se trouve qu’il y a dix ans, un été, alors que Tatiana avait 14 ans et Eugène 17, qu’elle rêvait de passion et qu’il s’ennuyait en pensant à l’absurdité de l’existence, ils se sont aimés. Mais parce que l’adolescence est comme ça, rien ne s’est passé comme il faut. Et maintenant, alors que le temps a passé, ça leur fait quelque chose, tu vois.

Ce texte (librement inspiré du roman Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine et de l’opéra de Tchaïkovski) est tellement bien écrit qu’il fond sur la langue. Et oui, c’est un roman en vers (cette dimension est d’ailleurs soulignée par un très beau travail de mise en page), ce qui au lieu de nous désarçonner un peu, ne fait qu’en ajouter à son charme.

Page 8

Extrait p. 8.

(j’ai tenté de reproduire dans la mesure du possible la mise en page,  s’il te plait, sois indulgent)

J’ai aimé découvrir ces personnages, leur histoire, leurs chemins qui s’entremêlent, comprendre leurs doutes et partager leurs envies. J’ai aimé aussi retrouver dans ce roman des couleurs de mon adolescence, certaines références, des petites choses que j’avais oubliées, et j’ai aimé plus encore, de façon tout-à-fait inattendue, trouver tout ça plutôt attendrissant. Enfin, j’ai aimé retrouver en début d’ouvrage la bande-son de l’histoire, comme d’habitude avec la collection Exprim’, qui permet de se plonger plus encore dans l’ambiance du roman.

Clémentine Beauvais, l’auteure, a 27 ans et elle vit en Angleterre où elle enseigne la sociologie et la philosophie de l’enfance à l’Université de York. Elle a écrit plusieurs (très bons) romans dont Les Petites Reines (publié également chez Sarbacane), qui a reçu de nombreux prix.

Je le conseille à ceux qui aiment la belle littérature et les histoires d’amour pas niaises, mais qui brillent un peu. À partir de 14 ans. (moi, il m’a été conseillé par les auteures du blog Dans ta page, je te conseille au passage d’aller y faire un tour)

Clémentine Beauvais, Songe à la douceur, Sarbacane, « coll. Exprim’ », 2016, 237 pages, 15,50 €.

***

Le livre du hygge, de Meik Wiking

Le livre du hyggeLe hygge, on en a entendu parler un peu partout, ces derniers temps. Ce mot n’a pas vraiment d’équivalent en français : c’est une ambiance, un mélange de chaleur, de convivialité, de confort, de sécurité. Il s’agit d’un art de vivre venu du Danemark, or, le Danemark est généralement reconnu comme l’un des pays où les gens sont les plus heureux au monde. Et d’après l’auteur de ce livre, ce n’est pas sans lien avec le hygge.

J’ai toujours un peu de mal avec les livres sur le bonheur ; je les trouve souvent un poil simpliste, (très mal écrits) franchement superficiels, et un peu trop à la mode pour être honnêtes (cet avis étant totalement bourré de préjugés, car j’ouvre rarement lesdits ouvrages). Mais rassure-toi, ici, rien à voir.

Meik Wiking est le président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (en gros, son travail est d’étudier les causes et effets du bonheur) (si, si, c’est un vrai métier). Dans ce livre, il nous parle de la façon dont on vit au Danemark, et donc du hygge, et nous donne ainsi une assez bonne idée de ce à quoi ressemble le bonheur à la danoise. Et je te le donne en mille : ça fait rêver.

J’ai trouvé ce livre vraiment passionnant. L’auteur nous parle de décoration, d’ambiance, de relations, des saisons, de cuisine, de loisirs, de philosophie et de beaucoup d’autres choses qui font le quotidien des danois. On y trouve également des statistiques et des études, des recettes de cuisine, des DIY, et même des idées de sorties. Ce livre se lit pour le plaisir, pour s’évader, pour s’inspirer, de la première à la dernière page, de préférence en buvant une tasse de chocolat chaud, à l’aise sous un bon plaid (ou alors allongé dans un parc par un après-midi de beau temps) (chacun fait comme il veut).

L’objet lui-même est irrésistiblement hyggeligt (ça veut dire qu’il a du hygge, tu suis ?) : une couverture graphique, près de 300 pages de beau papier épais (pour faire durer le plaisir), une mise en page aérée, des schémas, de belles photos lumineuses et douces…

Je crois que ce livre (qui était dans ma liste d’envie de Noël) fait désormais partie de mes préférés, et il est fort probable que je m’y replonge à l’occasion.

Je le conseille aux curieux de ce qui se fait ailleurs, aux amateurs de simplicité, aux épicuriens, pour un moment de douceur.

Meik Wiking, Le livre du hygge, First, 2016, 287 pages, 14,95 €.

***

Tricoter haut en couleurs, de Anna Wilkinson

Tricoter haut en couleursLe tricot, ce n’est pas que pour les mamies, non mais. Encore faut-il réussir à trouver des modèles sympas et pas trop compliqués à réaliser. Justement, ce livre rentre parfaitement dans la catégorie « sympa et pas trop compliqué », avec ses modèles très colorés et joliment rétros.

Dans la première partie, on trouve des conseils de base pour apprendre le tricot, comme le matériel à avoir, le choix du fil, la lecture des modèles et les points de base, ainsi que des astuces vraiment utiles (comme par exemple les coutures invisibles, le rattrapage des mailles perdues, les torsades, etc.). Les illustrations sont très claires et permettent de bien comprendre les explications. Ensuite viennent les modèles : dix modèles basiques pour débuter, et dix autres un peu plus élaborés pour se faire plaisir (vêtements et accessoires mélangés).

Seul bémol, les modèles sont exclusivement féminins, sauf peut-être pour le bonnet à pompons, ce que je trouve un peu dommage…

En ce qui me concerne, j’ai commencé par le pull à col rond et manches raglan (que je tricote en point de riz et auquel j’ai ajouté des torsades, affaire à suivre), mais je suis aussi très tentée par les mitaines qui se trouvent en couverture, par le joli béret à torsades ou encore par les chaussettes à pois, et quelques autres encore.

À vos aiguilles, donc !

Je le conseille aux créatifs et à ceux qui ne le sont pas encore.

Anna Wilkinson, Tricoter haut en couleurs, Hachette loisirs, 2014, 144 pages, 16 €.

Et toi, quels ont été tes livres de l’hiver ?

Publicités

7 réflexions sur “Livres d’hiver

  1. Hello,
    Très sympa ton article ! Je suis en train de lire Le livre du Hygge, très très sympa ! J’en entendais parler un peu partout et je voulais savoir de quoi il s’agissait ! je n’ai pas été déçue! :)

    À bientot ! :)

    J'aime

    1. Lis donc Je suis interdite, je le relis pour la 3e fois, il est toujours aussi génial. Je pense que je ferai une micro-chronique sur Fb.

      J'aime

    2. Je note ! (En attendant, je suis tombée sur un Jean Philippe Toussaint que je ne connaissais pas, et puis une ou deux autres petites choses…) (vive les multi-lectures simultanées)

      J'aime

Qu'en penses-tu ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s