Comme une ombre

Les araignées (et les mille-pattes). Les choses qui se cachent dans le noir. La foule. Le regard des autres. L’échec. La réussite aussi, parfois. Parler en public. Le silence oppressant des salles d’examen. Les files d’attente. Les lieux clos. La mort, bien sûr. Les premières fois. L’abandon. Les choses tristes qui pourraient se réaliser rien que parce qu’on y a pensé. Les piqûres. Les voyages en avion. Les histoires de fantômes.

Araignée méchanteCrédit Photo : Skitter Photo


Il y a beaucoup de choses qui me font peur. Vraiment beaucoup. Vraiment peur. La plupart du temps, ces choses restent là, bien sagement dans un coin, comme une ombre mais pas trop menaçantes. D’autres fois, elles s’imposent et me barrent le chemin, me forçant à les affronter ; reste alors à choisir, si je saute ou si je fuis. Ce peut être drôle, avec le recul : comme quand trouver une araignée sur mon bureau m’amène à sympathiser avec de nouveaux collègues de travail (histoire vraie) (hélas vécue plusieurs fois) (bien trop souvent à mon goût) (heureusement, le ridicule ne tue pas. Les araignées, par contre… on ne sait jamais) (tiens, la peur du ridicule, je l’avais oubliée celle-là).

Mais il est aussi déjà arrivé que ces peurs me submergent (les araignées n’y sont pour rien, pour le coup). Qu’elles me renversent, m’écrasent, me tordent le ventre, qu’elles m’empêchent de respirer, qu’elles fassent battre mon coeur si fort dans ma gorge que je voudrais fuir loin, très loin, et me laissent toute petite, si seule, si faible, si nulle.

Alors j’ai dû trouver des trucs. Pour faire avec quand je ne peux pas faire sans. Pour les petites peurs, les faciles, j’ai commencé par les regarder. D’abord de loin, puis de plus en plus près. J’apprends à les connaître, à distinguer quand elles sont plus fortes que moi de quand je n’ai rien à en craindre. Pour les plus grosses, c’est un autre travail. Un peu plus difficile. J’ai appris à respirer, à être là, à me faire confiance. À accepter qu’on ne se débarrasse jamais totalement de ses peurs (tu le crois, toi ?). Après tout, peut-être qu’elles font partie de nous, comme tous ces petits défauts qui nous complexent. Et qui sait, peut-être bien qu’elles font partie de notre charme (humf).

D’une drôle de façon, certaines choses qui nous semblent terrifiantes peuvent être totalement insignifiantes aux yeux des autres. Ça a quelque chose de rassurant. Et puis, il n’y a que quand on a peur que l’on peut être courageux, non ? Alors, finalement, je me dis qu’on peut au moins faire la paix avec nos peurs. Essayer, en tout cas. Qu’en penses-tu ?

Joyeux Halloween :)

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