Le huitième Harry Potter (promis, je n’en dis pas trop)

*Une édition spéciale de La Gazette du Sorcier *

Harry Potter et l'enfant maudit

Vendredi matin, comme de nombreux sorciers à travers le pays, je me suis rendue de bonne heure chez mon libraire. Il avait l’air fatigué mais satisfait, ce qui peut se comprendre compte tenu du flux régulier de lecteurs avides qui arrivaient, l’oeil pétillant, pour récupérer comme moi leur exemplaire de Harry Potter et l’enfant maudit, réservé il y a des semaines et attendu patiemment depuis.

Dès que je l’ai eu entre les mains, j’ai senti monter en moi un sentiment d’euphorie, le même que celui que j’avais ressenti il y a bien des années, à six reprises déjà : il est là. Il faut dire qu’il y a déjà là quelque chose d’un peu magique : le hasard du calendrier a fait que cette nouvelle histoire ait été publiée en plein mois d’octobre, mon mois préféré de l’année, le mois du retour des thés aux épices, de la cannelle un peu partout, des citrouilles et des marrons, le mois de mon anniversaire et d’Halloween aussi, alors c’était un peu comme si ce livre n’était là rien que pour moi, et j’aime bien ça.

Ils ne se sont pas moqués de nous, chez Gallimard. La couverture est vraiment parfaite, avec son vernis et ses reliefs, ses dorures et cette illustration mystérieuse, si sombre, comme tout droit sortie d’un cauchemar (je dis ça parce que je détestais royalement les illustrations des premières éditions des sept tomes) (la mise en page intérieure aussi est parfaite. Personnellement, je crois que je reconnaîtrais une page de Harry Potter entre mille, et ça, c’est important). J’ai aussi beaucoup apprécié retrouver le traducteur des romans, qui a toujours su si bien trouver les mots pour nous transporter à Poudlard.

De retour dans la rue, j’ai commencé à repérer sa couverture jaune un peu partout, serrée dans des bras de tous les âges, et on s’échangeait des regards complices ; ça y est, il est là.

Une fois rentrée à la maison, je me suis vite mise à la tâche. Je m’étais organisée de façon à pouvoir plier ma to do list avant midi, afin de pouvoir passer mon après-midi enroulée dans un plaid avec une bonne tasse de thé et mon livre. L’avantage d’avoir grandi ! (oui, parce que pour le dernier tome, j’avais cours…)

À 14h, j’ai donc éteint mon ordinateur et j’ai commencé à lire.

Ce que j’en ai pensé ? Est-ce que je dois vraiment le dire ? Parce que, reconnaissons-le, on n’est jamais vraiment objectif, quand il s’agit d’Harry Potter…

Il m’a bien fallu une scène pour m’habituer à la forme (mais maintenant, je serais curieuse de voir une mise en scène, tant certaines choses me paraissent impossible à réaliser dans un théâtre). Bien sûr, il y a certains éléments de l’histoire que j’ai trouvés un peu fragiles, parfois grossiers, j’ai été étonnée de revoir certains personnages, tandis que j’ai regretté de ne pas  en croiser d’autres… Mais. Mais j’ai bien retrouvé les personnages que j’avais quitté il y a neuf ans, pas de doute, ce sont eux, et j’ai été ravie de voir que c’était comme si je les avais quittés hier (bon, comme je les relis souvent, c’est presque le cas, mais quand même), d’apprendre ce qu’ils sont devenus, à quoi ressemble leur vie d’adulte et de découvrir qu’une fois encore, je les comprends. J’ai rencontré de nouvelles têtes, dont certaines m’ont particulièrement plues. Et j’ai frissonné un peu en lisant certains passages. Comme avant.

Alors, voilà. À 18h, j’ai refermé le livre et il y a eu ce vide, bien familier, et l’envie de rester un peu plus longtemps avant de leur dire au revoir une dernière fois. Car cette fois, J. K. Rowling nous l’a bien dit : c’est terminé maintenant.

Quoi qu’il en soit, je suis contente d’avoir pu me replonger une dernière fois dans cet univers qui m’a tant appris, même s’il est un peu différent de celui que j’ai connu, et de ce que j’avais imaginé ensuite. S’il y a une chose que je retiens de cette histoire, c’est qu’il vient un moment où il faut laisser le passé au passé. Et en ce qui concerne Poudlard, nous terminons de la plus belle des manières.

Alors, au revoir Harry.

***

J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, Harry Potter et l’enfant maudit, texte intégral de la pièce de théâtre partie Un et Deux, Gallimard jeunesse, 2016, 340 pages, 21 €.

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4 réflexions sur “Le huitième Harry Potter (promis, je n’en dis pas trop)

  1. Et bien c’est joliment écrit tout ça…
    Je l’ai fini vendredi soir moi aussi.
    Et je suis contente de l’avoir lu.
    J'<3 Harry Potter
    ^^
    Merci Laetitia pour ce bel article :)

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  2. C’est un plaisir de te lire ! J’ai aussi trouvé qu’il y avait quelques défauts, mais la joie de retrouver Poudlard et ses habitants a vraiment pris le dessus. J’espère pourvoir voir la pièce un jour car comme toi, je suis curieuse de voir certaines choses sur scène.

    Très contente d’avoir découvert ton joli blog ^_^

    Aimé par 1 personne

    1. Oh merci pour tes compliments, ça me touche beaucoup !
      (Croisons les doigts pour qu’une compagnie se décide à monter la pièce en France, ce serait chouette ! Ou que l’occasion se présente d’aller à Londres… Je ne sais pas ce qui me plairait le plus ! (les deux))

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