Dimanche-ermite

« La cabane, royaume de simplification. Sous le couvert des pins, la vie se réduit à des gestes vitaux. Le temps arraché aux corvées quotidiennes est occupé au repos, à la contemplation et aux menues jouissances. L’éventail de choses à accomplir est réduit. Lire, tirer de l’eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies. En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse. »

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie,
p. 43 de l’édition Gallimard, 2011.

En avril, avec le #clublectureMS, nous nous sommes intéressés au « Nature writing », à travers ce récit qui nous a fait découvrir la vie en solitaire en hiver, dans une cabane au bord d’un lac, au fin fond de la forêt de Sibérie. J’ai eu un énorme coup de coeur pour ce livre, dont j’ai lu et relu chaque phrase : j’ai beaucoup aimé partager les réflexions de l’auteur sur la vie en société et notre rapport au temps et à la nature, et observer avec lui l’arrivée du printemps qui lentement s’installe…

À lire :

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Gallimard, coll. « Folio », 2013, 7,70 €.

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