Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises

Post-scriptum : J’ai écrit cet article la semaine dernière. Avant. J’avais prévu de le publier ce lundi, parce que j’aime bien publier mes articles le lundi. Quand j’ai écrit cet article, je souriais. Je gloussais même un peu. Mais pas aujourd’hui. Si je publie cet article aujourd’hui, comme c’était prévu, ce n’est pas « parce que la vie continue ». Ce n’est pas non plus parce qu’il faut bien alimenter le blog, de temps en temps. Ou pour ne pas avoir travaillé là-dessus pour rien. Je publie cet article aujourd’hui, malgré tout, parce que j’ai peur. Parce que je suis triste, aussi. Parce qu’aujourd’hui est l’un de ces jours où, comme j’en parle dans cet article, j’ai besoin de trouver refuge. J’ai besoin de me rappeler le pourquoi des valeurs auxquelles je me raccroche. J’ai besoin de magie.
Toi, ami•e• ou inconnu•e•, parisien•ne• ou d’ailleurs, prends soin de toi.
***

Je me suis fait un cadeau. Un cadeau magique. Un cadeau qui m’a ramenée plusieurs années en arrière, me rappelant l’impatience et l’excitation grandissante à mesure que la date de parution approche, la course vers la librairie, l’hystérie (chère libraire pardon, vraiment, j’ai honte, mais une honte avec le sourire en coin et l’oeil qui brille) et ce plaisir immense une fois le livre entre mes mains. Ce livre, c’est Harry Potter : La Magie des films.

Magie des films Couverture

Ceux qui me connaissent le savent bien : à la question « quel est le livre que tu emmènerais sur une île déserte ? » je réponds : « les 7 tomes de Harry Potter, ça compte pour un livre, hein ? ».
Harry Potter, c’est mon plus vieux copain d’enfance. Avec lui, j’ai découvert un monde où le courrier est envoyé par hibou, où c’est la baguette qui choisit son sorcier, où les friandises peuvent s’enfuir avant qu’on ne les mange. Je m’y suis fait des amis. Nous avons grandi ensemble, littéralement. Je m’y suis interrogée sur le sens du bien et du mal, sur ce qui fait ce que l’on est et ce que l’on choisit de devenir, et j’y ai appris que peut-être, il serait possible, tout à la fin, de ne plus avoir peur de la mort. Dans ce monde, je me sentais bien. Je m’y plongeais corps et coeur, passant des heures et des heures à lire, jour et nuit, puis à relire, oubliant presque la réalité autour de moi (au point que mes parents aient dû à un moment instaurer des « quotas de lecture quotidienne ». Je ne me souviens plus vraiment des détails, mais il me semble qu’il était question de s’arrêter de lire au moins une heure avant le début des repas, de ne pas lire pendant une conversation ni sous la douche, et de faire une pause quelque part entre minuit et 6h du matin. Heureusement, ils n’avaient pas pensé à m’interdire de lire en classe, le roman caché sous mon bureau). Et aujourd’hui encore, il n’est pas rare que je ressente le besoin de me réfugier entre ses pages.

Après la lecture, tous les moyens étaient bons pour franchir à nouveau les portes de cet univers. Alors, bien sûr, la sortie des films (pour une fois, n’abordons pas la question des qualités et faiblesses du scénario desdits films, si tu veux bien), c’était l’apparition sur grand écran d’un monde que je n’avais jusqu’alors vu que dans ma tête, l’occasion de le redécouvrir à travers les yeux de quelqu’un d’autre. Et tout était là : le placard sous l’escalier, le chemin de traverse et ses boutiques, les tours du château, la salle commune si douillette, le plafond magique de la grande salle, les grimoires, les passages secrets… C’était magique, et c’était pour de vrai.

Ce qui nous ramène au livre. Dans La Magie des films, les créateurs des films nous invitent à découvrir l’envers du décor (en fait, il avait déjà été publié une première fois, à la sortie du dernier film). Il y a le récit de personnes qui ont été amenées au fil des années à travailler sur ces films, les anecdotes, les illustrations, photos et croquis. Et aussi, il y a les fac-similés : lettre d’admission à Poudlard, programme de la finale de la Coupe du Monde de Quidditch, tatouage Marque des Ténèbres, décrets d’éducation, Carte du Maraudeur, avis de recherche de Sirius Black…

Bref, c’est un très très beau livre (l’objet en lui-même est à tomber par terre), un véritable trésor pour moldus en manque de magie.

Par contre, si tu veux te le procurer (c’est par ici), n’attends pas trop, il y a peu d’exemplaires, au point que toutes les commandes n’ont pas été servies (dont la mienne, évidemment) (mais c’est bon, après quelques péripéties, il était là, ouf).

Collectif, Harry Potter : La Magie des films, Huginn & Muninn, 163 pages, 39,95 €, 2015.

La Magie des films, reliure et page de titre

Lettre d'admission

Lettre d'admission 2

La Magie des films, page intérieure

La Magie des films, autre page intérieure

Carte du Maraudeur

La Magie des films, fac-similés

Et oui, mes intentions sont mauvaises, car je l’avoue, il y a quand même dans cet article un soupçon de vantardise, ou, au mieux, une vile tentation. Passons pour cette fois. Méfait accompli.

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