Histoires pour se faire peur

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Crédit photo : MichelleBulgaria

Des friandises ou un mauvais sort ?

Profitons-en, c’est Halloween, et il n’y a qu’à Halloween que l’on peut négocier avec les monstres qui hantent nos cauchemars…

Alors on change les citrouilles en lanternes grimaçantes, et l’on devient pour un soir sorcière(e) ou zombie. Étrangement, ces fantomes-là ne sont jamais tout à fait effrayants ; ils sont colorés et joyeux, assoiffés de gourmandise et un peu farceurs, presque amicaux, en fait.

Moi, je n’aime pas les histoires d’épouvante. On ne me l’enlèvera pas de la tête, je suis chat noir, et puis, il faut l’admettre, une incorrigible froussarde ; alors je préfère laisser les esprits reposer en paix. Pourtant, j’adore Halloween.
Paradoxalement, je trouve qu’il y a dans cette fête quelque chose de chaleureux. C’est comme si en conviant nos peurs à la fête, il devenait plus facile de les apprivoiser. Incarner les monstres qui nous effraient dans le noir. Rire de la mort qui aura de toute façon notre peau à tous. Oublier que ce monde est parfois cruellement dépourvu de magie. Pour ensuite les remettre toutes dans une petite boîte, et tenter de les ignorer encore jusqu’à l’année prochaine.

Il y a un cauchemar dans mon placardHistoire de se mettre dans l’ambiance, rien de tel qu’un bon roman.
(Je n’oublierais jamais cet album qu’on m’avait lu quand j’étais petite et qui s’appelait Il y a un cauchemar dans mon placard ; c’est grâce à lui que j’ai longtemps eu besoin de vérifier s’il n’y avait personne dans mon placard avant de m’endormir.)

Le Manoir

Le ManoirIl y avait ces derniers temps à la bibliothèque un roman qui ne cessait de me faire de l’oeil, tout en bas sur son étagère. Par curiosité, j’ai commencé à le feuilleter, pour en savoir un petit peu plus. Et j’ai été totalement absorbée.

Liam est envoyé au manoir suite à une grave maladie afin de prendre un peu de repos. Mais il y a quelque chose d’étrange dans cette maison de repos : le style sinistre du bâtiment, ses parents qui ne l’ont pas accompagné, Raoul, le majordome d’un autre temps, l’absence totale d’électricité ou de la moindre technologie, les pensionnaires qui auraient aussi bien eu leur place dans un asile… Quelque chose ne tourne pas rond, et Liam a bien l’intention de savoir ce qu’il en est.

« – Mais qu’est-ce que c’est au juste, cet endroit ? Un hôpital psychiatrique ? Une maison de redressement ? Une…
Christophe leva la main :
– Écoute, Liam, moins on en sait, mieux on se porte.
– C’est top secret ?
– Voilà. Tu n’auras le fin mot de l’affaire que quand tu seras mûr pour partir. »

Comme j’avais lu quelques pages du dernier volume de la série, je connaissais déjà (dans les grandes lignes) le dénouement de l’histoire. Mais cela ne m’a pas empêché de douter, de m’interroger, et de lire le roman d’un trait. Et que ce soit un roman pour ados n’y change rien.
(Par contre, je n’ai pas du tout accroché avec le tome 2, je me suis donc arrêtée là. L’Amoureux, quant à lui, vient d’entamer le tome 3, et pourtant ce n’est pas du tout son genre de lecture.)

Évelyne Brisou-Pellen, Le Manoir, tome 1 : Liam et la Carte d’éternité, Bayard jeunesse, 2013, 366 pages, 14,90 €.

Allez, il est temps pour moi de me servir un petit verre de jus de crapaud,
et de croquer un ou deux enfants.
Joyeux Halloween :)

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