25

Crédit photo : frémissement de pissenlit...#2 via photopin (license)
Crédit photo : frémissement de pissenlit…#2 via photopin (license)

Le temps a cet art de s’écouler si lentement qu’on finit par ne plus le voir filer. Et un matin, tu te réveilles, et tu as 25 ans.

Le fameux quart de siècle. Probablement plus du quart de ma vie, quand on y pense. Tu me diras peut-être : ce n’est pas grand chose, 25 ans. Mais si aujourd’hui n’est que le premier jour du reste de ma vie, comme on dit, pour le moment 25 ans c’est tout ce que j’ai, et tu sais quoi ? Ça en fait, du chemin, mine de rien.

Quand j’étais petite, je rêvais de quand je serais « jeune » (je me disais qu’un jour venait où l’on n’était enfin plus vraiment un enfant, mais sans être encore tout à fait devenu•e• adulte ; c’était ça, être « jeune » – avec le recul, je me dis que je me faisais une assez bonne idée de ce que signifie grandir ; mais ça devait être héroïque, comme dans les histoires, ce serait la liberté). J’espérais que quand ce jour viendrait, je serais forte et indépendante (comme Scarlett O’Hara), que j’aurais des pouvoirs magiques (comme Harry Potter) et que je pourrais porter des talons hauts et du rouge à lèvre (comme Cendrillon).

Plus tard, alors que sans que je m’en rende compte l’enfance finissait peu à peu, j’ai goûté la légèreté de pouvoir n’être pas sérieuse, l’ivresse, les vertiges de l’inconnu, les copains d’abord (qu’aurait été la vie sans vous ?), les premières victoires, le travail acharné, les nuits sans sommeil, les heures à refaire le monde, les doutes, les douleurs qui creusent le ventre et qui serrent le coeur, aussi, les illusions qu’on abandonne, puis le pardon qui s’apprend, la magie de trouver un sens à sa vie, les matins amoureux et, finalement, de nouveaux rêves, tout juste naissant.

On nous dit que ce sont les plus belles années de notre vie. Moi, je voudrais que les 25 prochaines le soient plus encore. Je veux la liberté d’être, l’euphorie d’oser, les jours à essayer de rendre ce monde ne serait-ce qu’un tout petit peu plus beau, la chaleur du chez soi, le plaisir de créer, les rires et les conversations animées, les vieilles peurs qui s’apaisent, les souvenirs que l’on construit. De nouveaux rêves qui ne se réalisent que s’ils sont partagés. Mais surtout, j’espère que dans 25 ans je me souviendrai encore de la petite fille que j’ai été et des voeux que je faisais alors. Je voudrais ne pas avoir succombé à l’amertume qui naît souvent des difficultés. Ne pas avoir oublié ce qui est essentiel, et qu’on peut s’en contenter. Être capable de remettre en question mes certitudes, pour tenter de comprendre. Croire encore.

Je commencerai tout doucement. Peut-être en écrivant pour la première fois un texte un peu personnel et en le donnant à lire, comme pour dire : « Voilà, c’est moi, ce n’est pas parfait, mais je fais de mon mieux ». Après tout, je n’arrive toujours pas à porter de talons hauts, tout comme je ne me trouve pas vraiment crédible avec du rouge à lèvre… Mais avec le temps, tout s’apprend, n’est-ce pas ?

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