La rentrée

J’ai toujours aimé la rentrée.

Le retour des gens pressés.

Le ciel qui a l’air plus gris, alors qu’il fait encore chaud. Ici, en tout cas. Les premières pluies après la canicule, tant attendues. Les premiers frissons sous le soleil.

Les crayons jamais taillés et les cahiers à entamer.

Dès les premiers jours de septembre, elle est là, l’excitation des renouveaux. Et l’été n’est pas encore tout à fait parti.

Dans les librairies, les cartons s’empilent et se vident à la chaîne. À côté des agendas tout neufs s’entassent les derniers romans. Et oui, la rentrée est littéraire !

Et les littéraires prennent des airs de statisticiens. 589 romans publiés de la mi-août à fin octobre. 589, comme pour nous rappeler que tout ce que nous lisons n’est rien comparé à ce que nous ne lirons pas. Cela dit, c’est un peu moins que l’an dernier. Une fois n’est pas coutume.

On retrouve les habitués, quelques poids lourds. Des petits nouveaux, aussi. Des romans d’ici, des romans d’ailleurs. Les éditeurs qui nous servent ce qu’ils ont de meilleur dans leurs tiroirs. Bien sûr, il y a les prix (littéraires) et le chiffre (d’affaires). Il faut jouer le jeu…

Plus les années passent, et plus j’ai du mal à me laisser séduire. Je ne parviens plus qu’avec difficultés à retrouver l’engouement, celui qui pousse à nier le monde extérieur et à ne plus lâcher un livre jusqu’à la dernière page. Et encore, avec l’envie de recommencer au début.

Mais bon, il reste toujours le « et si ». « Et si » ce livre là ? « Et si » celui-ci ?

Voici donc quelques livres sur lesquels je me suis arrêtée, au détour d’un passage en librairie. « Et si » ça se trouve, nous en reparlerons.

Rentrée littéraire 2015

Le Crime du comte Neville

Pendant longtemps, lire le dernier Amélie Nothomb a fait partie de mon rituel de rentrée. Puis il y a eu quelques déceptions, des bibliographies universitaires de plus en plus longues et un budget d’étudiante de plus en plus serré, et j’ai fini par remettre ça à plus tard. Et cette année, pour une raison que j’ignore, j’ai bien envie de renouer avec cette vieille habitude…

Amélie Nothomb, Le crime du comte Neville, Albin Michel, 144 pages, 15 €, paru le 19 août 2015.

Avec lui.

C’est l’histoire d’une histoire d’amour. Ça commence par une rencontre, celle de Paul et Marie, et, comme le titre, ça se termine par un point. Entre les deux, les points de vue se succèdent et se répondent, laissant apparaître des ressentis, des morceaux de quotidien, des instants d’intimité qui font (et parfois défont) un couple. C’est un (premier) roman comme je les aime, avec de la vie dedans.
J’avais déjà croisé la route des jolis livres de cet éditeur au détour des rayons de mon libraire, mais je ne m’étais pas aventurée plus loin. Jusqu’à l’année dernière et La Part des nuages qui avait été mon (gros) coup de coeur. Encore une fois, je suis conquise, au point que je me laisserai probablement tenter par leur autre roman de cette rentrée, La Variante chilienne, de Pierre Raufast.

Nathalie Poitout, Avec lui., Alma, 144 pages, 16 €, paru le 19 août 2015.

(J’aime avoir mes éditeurs fétiches, ceux dont je sais qu’ils publient les livres juste comme je les aime, un peu comme cette boutique où les vêtements me vont bien.)

Bleu de travail

En parlant de La Part des nuages, L’Amoureux a eu la gentillesse de m’offrir Bleu de travail. Je me suis donc replongée dans les mots de Thomas Vinau, à mon plus grand plaisir, cette fois dans un registre un peu plus sombre (mais toujours aussi juste).

Thomas Vinau, Bleu de travail, La Fosse aux ours, 88 pages, 13 €, paru le 21 août 2015.

Les Eaux troubles du mojito

Alors que le temps sourit aux pessimistes, je veux de la légèreté. C’est pourquoi je garde une petite place dans ma Pile À Lire pour ce reccueil de petits plaisirs.

Philippe Delerm, Les Eaux troubles du mojito, Seuil, 128 pages, 14,50 €, paru le 20 août 2015.

Les Nuits de laitue

Celui-ci a retenu mon attention à cause de son drôle de titre et de sa couverture colorée. J’en ai feuilleté quelques pages, dont il se dégageait une atmosphère de douce bizarrerie.

Vanessa Barbara, Les Nuits de laitue, Zulma, 224 pages, 17,50 €, paru le 20 août 2015.

In Utero

Le journal d’une grossesse, vue par un père en construction.

Julien Blanc-Gras, In Utero, Au diable Vauvert, 192 pages, 15 €, paru le 3 septembre 2015.

Quelqu’un qu’on aime

Si la littérature est à l’honneur, on oublie parfois de regarder du côté du rayon Jeunesse.
Je ne sais pas pourquoi, on ne prend jamais en compte la littérature jeunesse. Je suis donc allée y faire un tour, et y ai trouvé ce roman, où il est question d’un road trip qui ne se passe pas tout à fait comme prévu et de personnages un peu perdus.

Séverine Vidal, Quelqu’un qu’on aime, Sarbacane, 208 pages, 15,50 €, paru le 26 août 2015.

* * *

Je te souhaite une bonne rentrée.

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2 réflexions sur “La rentrée

  1. Moi j’ai commencé par un premier roman : La Maladroite, d’Alexandre Seurat, au Rouergue, puisque tu parlais de justesse, celui-ci en est l’illustration, et ça fait un peu mal.
    Sinon, le dernier Jeanne Bennameur, sont l’écriture, quoique toujours aussi belle, commence à me l’est un peu… Et le nouveau roman de Sasa Stanisic, qui commence très bien !

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